L'ANIMAL QUE DONC JE SUIS 

Danse et réflexions sur la dimension politique de la question animale

Le 25 novembre 2014 - Espace Beaujon - Paris

Brigitte Gothière - Catherine Helayel - Kaori Ito - Corine Pelluchon 

Brigitte GOTHIÈRE

Co-fondatrice et porte-parole de L214.

“D’aujourd’hui à demain, envisager des rapports différents avec les animaux. D’un zest d’éthique dans la vie de tous les jours à une société en paix.”

 

Aujourd’hui, les animaux sont utilisés par centaines de milliards pour la consommation humaine. Ils sont élevés en masse, tués à la chaîne ou pêchés des mers dans des conditions qui ne tiennent pas compte de leur sentience : leur envie de vivre, leurs émotions, leur individualité ne comptent pour rien. Demain, quels pourraient être nos rapports avec les animaux ? Comment ajouter un zeste d’éthique dans la vie de tous les jours pour arriver à une société en paix ?
 

Catherine HELAYEL

Avocate et vice Présidente de l’Association Animal, Justice et Droit.

Auteure de l’ouvrage : Yes Vegan, un choix de vie, Editions l’Âge d’Homme – collection V, novembre 2014

 

“La place de l’Animal en droit français. Etat des lieux de la situation juridique en France et des directives européennes, vers de nouvelles perspectives en droit français.”

 

La question animale s’impose chaque jour un peu plus dans de nombreux domaines. Le juridique n’y échappe pas. A la fois moteur nécessaire de cette évolution, il en est trop souvent un frein. – Quelle place accorde-le droit français et européen à l’animal? – Quels espoirs peut-on investir dans l’évolution de ce droit? – Comment conjuguer l’animal objet et sujet de droit?
 

 

Corine PELLUCHON

Philosophe, Professeur à l’université de Franche-Comté. Spécialiste de philosophie politique et d’éthique appliquée (bioéthique, éthique animale et environnementale).

Auteure de l’ouvrage : Les Nourritures. Philosophie du corps politique, Le Seuil

 

“Politiser la question animale : penser la justice envers les animaux et reformuler les finalités du politique.”

 

Politiser la question animale, c’est penser que nos rapports aux animaux posent des problèmes de justice, et pas seulement de morale, et faire de l’amélioration de leur condition une finalité à prendre en compte dans nos politiques publiques. Il s’agira d’abord de revenir sur la question des droits des animaux. La protection de leurs droits de base et de leur inviolabilité à des implications pratiques sont considérables, mais elle ne suffit pas à déterminer nos obligations concrètes à l’égard des animaux. Une théorie relationnelle du droit est nécessaire pour comprendre comment il est possible d’intégrer les intérêts subjectifs des animaux dans la définition du bien commun. C’est à ce travail, qui suppose que le problème politique ne se réduit pas à la coexistence pacifique des libertés et des intérêts des hommes actuels, que nous nous attachons, esquissant les contours de ce que pourrait être un contrat social faisant de l’amélioration de la condition animale un devoir de l’Etat.
 
Cette présentation reprend de manière rapide les idées développées dans un ouvrage de Corine Pelluchon à paraître le 8 janvier 2015 : Les Nourritures. Philosophie du corps politique, Le Seuil.

Kaori ITO

Kaori Ito est une danseuse et chorégraphe contemporaine

La danseuse et chorégraphe Kaori ITO présente un spectacle explorant la proximité entre l’humain et l’animal, sa démarche étant d’encourager chacun à aller à la rencontre de sa propre animalité.

 

Kaori Ito est une danseuse et chorégraphe contemporaine qui travaille avec notamment Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, Alain Platel, et qui en théâtre collabore avec Denis Podalydès. Elle vient de terminer une série de représentations au Théâtre National de Chaillot et sera fin décembre 2014 au Théâtre de la Ville à Paris. http://www.kaoriito.com/fr/

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PROGRAMME COMPLET

 

« L’animal que donc je suis… ».“A l’heure où la question animale est de plus en plus présente dans notre société, ce programme original conférences / danse contemporaine propose une mise en perspective des rapports entre humains et animaux d’un point de vue éthique, juridique, philosophique, et artistique”

 

« L’animal que donc je suis… ».

En France, ces derniers mois auront été exceptionnellement prolifiques en matière de publications d’articles et d’ouvrages ou de prises de position en faveur du monde animal.

 

Précurseurs d’aujourd’hui, ambassadeurs de demain, ces acteurs qui font entendre leurs voix savent que nous assistons à une révolution intellectuelle et sociale de grande ampleur qui forge de nouveaux rapports entre les humains et le monde animal.

 

Le pays des « Droits de l’Homme » commence à considérer les animaux pour ce qu’ils sont, à savoir des êtres vivants et sensibles envers lesquels les humains ont une véritable responsabilité morale.

 

Cette responsabilité morale intervient dès lors que les humains déterminent et imposent des contraintes aux animaux de sorte que ceux-ci sont privés de liberté et d’autonomie, et ce pour le meilleur en tant qu’animaux de compagnie mais aussi pour le pire en tant qu’animaux d’élevage ou d’expérimentation.

 

De cette responsabilité morale, et donc éthique et philosophique, découle une responsabilité juridique régissant les rapports des humains à l’égard des animaux. C’est ce que viendront nous expliquer Brigitte Gothière de L214, Corine Pelluchon, philosophe et Catherine Helayel de AJD (Animal, Justice et Droit).

 

La danseuse Kaori Ito, quant à elle, présentera un spectacle explorant la proximité entre l’humain et l’animal, sa démarche étant d’encourager chacun à aller à la rencontre de sa propre animalité

Pourquoi la question animale est-elle si importante ?

Ce premier événement du cycle « Dimension politique de la question animale » organisé par « La Nuit avec un Moustique » s’inscrit dans une réflexion, dont l’approche se souhaite exhaustive, concernant les rapports entre les humains et le monde animal.

 

Les interactions entre les humains et les animaux sont nombreuses (domestication, alimentation, expérimentation…). Ces pratiques ont notamment pour corollaire les domaines philosophiques, éthiques et juridiques (dont nous discuterons au cours de « L’animal que donc je suis… ») mais également environnementaux et écologiques, sanitaires, sociaux et économiques que nous aborderons à l’occasion d’événements à venir.

 

En effet, l‘élevage intensif (le plus courant) a de très importantes répercussions sur l’environnement, notamment du fait des nitrates et gaz à effet de serre qu’il génère. Ainsi, une partie de la pollution des sols et des nappes phréatiques ainsi que du réchauffement climatique peut être directement imputée à ces modes de production. Modes de production dont nous savons également qu’ils sont très voraces en céréales et eau qui font défaut aux plus pauvres.

 

Par ailleurs, les répercussions sur la santé humaine, dues entre autres à l’alimentation et aux médicaments administrés aux animaux, sont de plus en plus nombreuses et surtout admises par la communauté scientifique.

 

Les enjeux économiques sont déterminants dans les pratiques mises en œuvre dans les modes d’élevage et de pêche intensifs ainsi que dans l’expérimentation animale, et en font oublier les conséquences directes sur la vie animale, l’écologie et la santé humaine.

 

De ce fait, le sujet de la question animale est un enjeu éminemment politique désormais incontournable lorsqu’on pense le monde d’aujourd’hui et de demain.

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© 2016 La nuit avec un moustique

Lucille Peget